IncontournablePhoto par Pom² sur Wikimedia Commons
Couvent des Jacobins
La double nef coiffée de la voûte en palmier.
Vous êtes dans le plus ancien couvent dominicain, ces frères que l'on appelle ici Jacobins d'après leur maison parisienne de la rue Saint-Jacques. L'ordre est né à Toulouse en 1216, et cette église, bâtie entre la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle, fut un temps considérée comme la plus belle église dominicaine de la chrétienté. Deux nefs égales se déploient côte à côte, séparées par une seule rangée de colonnes au milieu. Avancez jusqu'au chevet.
La dernière colonne ne s'arrête pas comme les autres; elle s'ouvre en vingt-deux nervures qui rayonnent comme un palmier et portent la voûte du chœur, à vingt-huit mètres au-dessus de vous. Ce palmier ne soutient que le chœur. Le reste de l'église repose sur les colonnes centrales, et c'est là toute l'astuce du bâtiment. Sous l'autel reposent les reliques de Thomas d'Aquin, le grand théologien dominicain, apportées ici au XIVe siècle.
Pendant des siècles, l'ancienne université a aussi tenu ses assemblées dans ces murs. L'église est d'accès libre, et un billet d'environ 5 euros donne accès au cloître, à la salle capitulaire, à la chapelle Saint-Antonin et au réfectoire. Le site ferme le lundi, et le jeudi est réservé aux groupes sur réservation : ce jour-là, un visiteur seul ne dépasse pas l'église. Restez un instant sous le palmier.
Ces vingt-deux nervures portent ce chœur depuis plus de sept siècles.





