Nice · Visite guidée

Quand Nice était Nissa

Parcourez les ruelles ocres du Vieux-Nice et découvrez les marchés, les églises baroques et les palais d'une ville qui parlait italien jusqu'en 1860.

  • 7Étapes
  • 0.7 kmDistance
  • 20+ minTemps
Quand Nice était Nissa

Photo par Leicester Holyday sur Wikimedia Commons

Pendant la majeure partie de son histoire, Nice n'était pas française. Elle appartenait au comté de Nice, gouverné par la maison de Savoie depuis Turin, et ses rues résonnaient de niçois, une langue plus proche de l'italien que du français. Cela changea en 1860, quand un traité et un plébiscite profondément vicié livrèrent la ville à la France.

Cette promenade serpente dans les ruelles étroites de la vieille ville, du marché aux fleurs du cours Saleya à la cathédrale baroque, en passant par l'aristocratique palais Lascaris et le marché au poisson de la place Saint-François. Vous verrez les hautes maisons peintes, les tuiles aux couleurs génoises et les plaques de rue bilingues qui portent encore la première langue de la ville. C'est une promenade à travers le plus vieux quartier de Nice, et à travers les strates d'un lieu devenu français plus tard que presque partout ailleurs sur la côte méditerranéenne.

Écoutez-la dans la rue

Retrouvez le guide audio pas à pas dans l'appli. La narration se lance toute seule à chaque étape, les mains libres et hors ligne.

Étape après étape

Le parcours

Carte interactive du parcours. La liste complète des étapes ci-dessous fonctionne sans elle.

Cours SaleyaIncontournable

Photo par Dennis G. Jarvis sur Wikimedia Commons

Cours Saleya

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La place du marché de la vieille ville, bordée d'immeubles ocres et remplie d'étals de fleurs et de produits frais chaque matin sauf le lundi.

Vous êtes sur le cours Saleya, le salon du Vieux-Nice. Ce long rectangle s'étire parallèlement à la mer, à une rue du rivage. Chaque matin sauf le lundi, il se remplit de fleuristes, d'étals de fruits et de vendeurs d'olives, de socca et de miel de lavande. Le lundi, les fleurs cèdent la place à un marché aux antiquités.

La place tire son nom de la famille Salier, qui possédait des terrains ici au XVIe siècle, à l'époque où Nice répondait à Turin, pas à Paris. À la fin du XIXe siècle, les chars du Carnaval défilaient sur cette même étendue avant que le parcours ne déménage place Masséna.

Levez les yeux vers les immeubles. Ces couleurs sont la palette de la Ligurie et du Piémont, pas celle du nord de la France : ocre, terre de Sienne, or fané. Les maisons hautes et étroites aux volets verts suivent un modèle génois. Même le rythme du marché, la façon dont les vendeurs interpellent et dont les gens s'arrêtent pour parler, doit plus à l'Italie qu'à l'Île-de-France.

À l'extrémité est de la place, la chapelle de la Miséricorde se cache derrière une façade sobre. C'est votre prochain arrêt. Quand vous êtes prêt, marchez vers elle.

≈1 min de marche jusqu'à l'étape suivante
Chapelle de la MiséricordeIncontournable

Photo par dalbera sur Wikimedia Commons

Chapelle de la Miséricorde

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Une chapelle baroque du XVIIIe siècle construite par un architecte turinois pour l'ordre des Théatins, aujourd'hui confrérie des Pénitents noirs.

Vous regardez la chapelle de la Miséricorde, l'un des plus beaux exemples d'architecture baroque à Nice, et l'un des moins français. Elle fut construite entre 1747 et 1770 sur les plans de Bernardo Antonio Vittone, un architecte turinois. À l'époque, Nice appartenait au royaume de Sardaigne, gouverné par la maison de Savoie, et ses architectes, ses stucateurs et son argent venaient d'au-delà des Alpes, pas de Provence.

Entrez si la porte est ouverte. L'intérieur est construit sur un plan elliptique, la signature de Vittone. Des stucs dorés couvrent presque chaque surface. Une fresque en trompe-l'œil au plafond ouvre le dôme sur un ciel peint. La lumière jaillit de fenêtres hautes qu'on ne voit pas directement, un truc baroque qui donne à la source lumineuse un air divin.

À l'origine, c'était l'église Saint-Gaëtan, bâtie pour l'ordre des Théatins sur d'anciens entrepôts royaux de sel. Après la Révolution française, l'archiconfrérie des Pénitents noirs l'acheta et lui donna le nom qu'elle porte aujourd'hui. Les Pénitents noirs remontent au XIVe siècle ; ils accompagnaient les condamnés à l'échafaud et enterraient les morts. Ils s'y réunissent encore.

En sortant, tournez à droite et suivez la rue Saint-Gaëtan qui serpente dans la vieille ville. Elle vous mènera place Rossetti.

≈3 min de marche jusqu'à l'étape suivante
Place RossettiIncontournable

Photo par Fred Romero from Paris, France sur Wikimedia Commons

Place Rossetti

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Une place animée nommée d'après la famille Rossetti, noblesse niçoise, avec ses terrasses de café et le célèbre glacier Fenocchio.

La place Rossetti est le cœur social de la vieille ville. Par une chaude soirée, chaque table de chaque café est prise, et la place bourdonne du bruit des conversations et des machines à espresso. Elle porte le nom de la famille Rossetti, l'une des principales noblesses niçoises sous la maison de Savoie. Ignace Rossetti, préfet et sénateur, était le grand-père d'Antoine Gautier, le collectionneur de violons dont vous verrez les instruments tout à l'heure au palais Lascaris.

La cathédrale occupe le côté sud de la place. Sa façade, une confiserie de pierre grise et crème ajoutée dans les années 1820 et repeinte ces dernières décennies en polychromie rococo ligure, ressemble plus à une église de Gênes ou de Turin qu'à ce qu'on trouve à Arles ou Avignon. Le dôme, couvert de tuiles vernissées colorées en motif géométrique, est du pur style génois.

Avant d'entrer, faites le tour de la place. Fenocchio, le glacier du coin, est là depuis 1966 et propose des parfums comme le romarin, l'huile d'olive et la tomate-basilic à côté des classiques. C'est un rappel que le palais de cette ville, comme son architecture, s'est formé à l'est de la frontière. Quand vous êtes prêt, entrez dans la cathédrale.

≈1 min de marche jusqu'à l'étape suivante
L'aperçu gratuit s'arrête ici · les étapes 4 à 7 continuent dans l'application

Cathédrale Sainte-Réparate

Une cathédrale baroque construite entre 1650 et 1699, avec un dôme aux tuiles génoises et dix chapelles autrefois entretenues par les corporations niçoises.

dans l'app

Rue Droite

L'artère principale de la vieille ville, bordée de hautes maisons peintes, d'églises baroques et de plaques de rue en français et en niçois.

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Palais Lascaris

Un palais aristocratique du XVIIe siècle avec un escalier à fresques, des plafonds mythologiques et la deuxième plus grande collection d'instruments de musique anciens de France.

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Place Saint-François

Une place plus calme, autrefois le marché au poisson, avec une tour horloge médiévale et l'atmosphère du vieux quartier du port.

dans l'app
Bon à savoir

Avant de partir

Combien de temps dure la promenade dans le Vieux Nice ?

La promenade elle-même prend environ une heure et demie si vous continuez à marcher. Avec des arrêts au marché, à la cathédrale, au Palais Lascaris et un café place Rossetti, prévoyez deux à trois heures. Le parcours est compact : les ruelles de la vieille ville s’entremêlent sur quelques centaines de mètres, donc vous n’êtes jamais loin de la prochaine étape.

Le marché du Cours Saleya est-il ouvert tous les jours ?

Le marché aux fruits, légumes et fleurs a lieu du mardi au dimanche du petit matin au début de l’après-midi. Le lundi, la place accueille un marché aux antiquités et à la brocante à la place, de 07h00 à 18h00. Le marché aux fleurs uniquement reste ouvert jusqu’à 17h30 du mardi au samedi et est l’un des arrêts matinaux les plus photogéniques de la vieille ville.

SourceVille de Nice: Règlement général des marchés
Dois-je payer pour entrer dans les églises durant cette promenade ?

Non. La cathédrale Sainte-Réparate et la chapelle de la Miséricorde sont des églises en activité et gratuites d’accès. Le Palais Lascaris, le palais baroque de la rue Droite, facture 5 € l’entrée. Une visite guidée du palais coûte 7 € de plus et il est préférable de réserver à l’avance.

SourceVille de Nice: Palais Lascaris

Provenance · dernière vérification 10 août 2026

Construit à partir du parcours Wayside lui-même : les étapes, leur ordre et la marche entre elles.

Photo par Leicester Holyday sur Wikimedia Commons · CC BY 3.0

Photo par Dennis G. Jarvis sur Wikimedia Commons · CC BY-SA 2.0

Photo par dalbera sur Wikimedia Commons · CC BY 2.0

Photo par Fred Romero from Paris, France sur Wikimedia Commons · CC BY 2.0

Photo par Broenberr sur Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0

Photo par Patrice Semeria sur Wikimedia Commons · Public domain

Photo par Steffen Rehfuß sur Unsplash

Photo par cricketsblog sur Openverse · CC BY 2.0

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