IncontournablePhoto par Dennis G. Jarvis sur Wikimedia Commons
Cours Saleya
La place du marché de la vieille ville, bordée d'immeubles ocres et remplie d'étals de fleurs et de produits frais chaque matin sauf le lundi.
Vous êtes sur le cours Saleya, le salon du Vieux-Nice. Ce long rectangle s'étire parallèlement à la mer, à une rue du rivage. Chaque matin sauf le lundi, il se remplit de fleuristes, d'étals de fruits et de vendeurs d'olives, de socca et de miel de lavande. Le lundi, les fleurs cèdent la place à un marché aux antiquités.
La place tire son nom de la famille Salier, qui possédait des terrains ici au XVIe siècle, à l'époque où Nice répondait à Turin, pas à Paris. À la fin du XIXe siècle, les chars du Carnaval défilaient sur cette même étendue avant que le parcours ne déménage place Masséna.
Levez les yeux vers les immeubles. Ces couleurs sont la palette de la Ligurie et du Piémont, pas celle du nord de la France : ocre, terre de Sienne, or fané. Les maisons hautes et étroites aux volets verts suivent un modèle génois. Même le rythme du marché, la façon dont les vendeurs interpellent et dont les gens s'arrêtent pour parler, doit plus à l'Italie qu'à l'Île-de-France.
À l'extrémité est de la place, la chapelle de la Miséricorde se cache derrière une façade sobre. C'est votre prochain arrêt. Quand vous êtes prêt, marchez vers elle.





