IncontournablePhoto par TouN sur Wikimedia Commons
Place Sainte-Anne
Trente maisons à pans de bois, la plus ancienne datée de 1580.
Vous êtes à la lisière du vieux Rennes, là où la route de Saint-Malo quittait la ville. Retournez-vous et regardez la rue Saint-Michel qui descend. Trente de ses maisons sont à pans de bois, et la plus ancienne, au numéro 13, porte la date de 1580. Levez les yeux en marchant : les poutres sculptées au-dessus des numéros 17 et 19 sont d'origine, et les étages débordent sur la rue pour gagner un peu de place.
Continuez, et vous comprendrez pourquoi les Rennais l'appellent la rue de la Soif. Il y a un bar tous les sept mètres environ, ce qu'ils aiment présenter comme un record de France.
Et voici pourquoi cette balade existe. Dans la nuit du 22 au 23 décembre 1720, un incendie a pris dans l'atelier d'un menuisier, dans une ruelle étroite de l'autre côté de la colline. Il a brûlé près d'une semaine. Quand il s'est arrêté, 945 habitations avaient disparu, 45 % de la surface bâtie, et environ 8 000 personnes étaient sans logement. Ici, les flammes ne sont jamais arrivées. Pendant une heure, vous allez franchir cette ligne sans arrêt.


